Le premier tour des municipales à Rouen est une catastrophe ! Le taux de participation est très faible. Avec 50,71 % alors que, nationalement, on s’approche des 60 %. Rouen n’intéresse plus les électeurs. Il faut dire qu’il y a de quoi ! Les propositions politiques ne faisaient pas rêver lors de ce premier tour.
Entre une fausse gauche municipale plus intéressée par le pouvoir que par un projet réel et constructif, une droite moribonde sans éclat et surtout entêtée par les thématiques sécuritaires, Rouen a préféré l’abstention d’un côté et le populisme de l’autre.
La première place de Nicolas Mayer-Rossignol est illusoire
Si la liste de NMR est effectivement en passe d’être reconduite, il est clair que la forte abstention constatée est un camouflet pour le vice-président du P.S et restera dans les annales de l’histoire politique de la ville ! Pire qu’en 2014 ! Le désaveu des électeurs pour la politique rouennaise n’est pas nouveau. Il gagne du terrain et cela devient de plus en plus inquiétant pour la démocratie participative locale. Moins on vote et plus on décide tout seul ! D’ailleurs, la démocratie participative a pris du plomb dans l’aile à Rouen avec un contrôle total du pouvoir politique. Avec ce taux d’abstention encore plus important, cela ne donnera certainement pas envie à la future majorité de s’impliquer dans une réelle politique ouverte à la participation citoyenne. Avec le taux d’abstention record, Nicolas Mayer-Rossignol devra faire profil bas…. C’est certainement trop lui demander !
L’extrême droite revient !
Étaient-ils vraiment partis ces élus (es) aux idées nauséabondes ? Pas vraiment ! Si le logo « RN » avait quitté les bancs du conseil municipal de Rouen, l’idéal fasciste y était toujours représenté avec des personnalités ravageuses comme Madame Bérubé, Monsieur Coupart de la Droite ou encore Sprimont. Propos racistes et hostiles envers les étrangers sans oublier le sexisme avéré d’un de ces trois pieds nickelés, ont émaillé les divers conseils municipaux rouennais. Pas étonnant que nous les retrouvions au RN. Au moins, cette fois-ci, les choses sont claires.
Avec 13,30 % le résultat est historique. La ville de Rouen compte désormais un socle d’électeurs de plus de 4 000 personnes ayant voté RN. Avec une abstention record, on arrive à ce résultat inquiétant. La ville de Rouen voit donc une nouvelle ère fasciste s’impliquer dans un conseil municipal qui devra subir à nouveau les interventions outrancières d’une partie de leurs représentants. On peut compter sur Sprimont et ses amis (ies) pour donner de la voix haineuse !
Quant à Maxime Da Silva qui se hisse au second tour, il est la preuve politique de l’abandon des Rouennais en difficultés sociales. Autant de voix pour LFI nationalement, percée à Rouen ! Cela prouve le ras-le-bol d’une population paupérisée qui rompt avec les partis de gauche traditionnels rappelant à Nicolas Mayer-Rossignol et à ses colistiers écolos et communistes qu’ils existent ! Gageons que cet avertissement populiste saura faire réfléchir des gens qui ont été « hors-sol » pendant 6 ans et qui ne devront leur réélection probable qu’à l’abstention et à la prime au sortant voulue par les électeurs français mais certainement pas à leur bilan catastrophique pour les personnes en grandes difficultés sociales.
Frédéric Quillet


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